En pleine crise financière mondiale, il est actuellement presque "banal" d'entendre parler de licenciement massif. Néanmoins, Martin Bouygues, président directeur général de Bouygues ( et accessoirement grand ami de Nicolas Sarkozy ) évoque un commentaire bien étonnant sur le FAI Free.
Licenciement :
En effet, si ce dernier réussit à obtenir la quatrième licence d'opérateur mobile français, des incidents sur l'emploi pourraient rapidement arriver :
Martin Bouygues "menace" l'état français qu'une guerre de prix peut provoquer de 10 000 à 30 000 pertes d'emplois chez les opérateurs, du fait que Free veut diminuer les prix d'abonnement des téléphone mobile pour s'y faire une place via des "low cost".
Le seul petit hic dans cette histoire, c'est que Bouygues Telecom n'a "que" 7700 salariés.
Free n'y connait rien :
Martin Bouygues accuse également Free d'une mauvaise analyse financière, ce dernier souhaitant placer un réseau 3G avec "seulement" 1 milliard d'euros, pendant que les opérateurs mobiles dépensent environ 800 millions d'euros chaque année.
L'écologie n'est pas en accord avec Free :
Rajouter de nouvelles antennes dans les villes françaises, afin de pouvoir réceptionner avec une certaine qualité les appels téléphoniques n'est clairement pas souhaitable, en ces heures de "craintes" sur les effets nocifs des téléphones portable pour la santé.
Martin Bouygues : Premier commentaire : quand je compare la rentabilité des uns et des autres, je constate que Free est bien plus profitable que Bouygues Telecom. Si l'on veut plus de concurrence et faire baisser les prix pour le consommateur, Free serait donc déjà bien inspiré de réduire un peu ses marges sur l'ADSL avant de penser à venir sur le mobile. Deuxième commentaire : déployer un réseau 3G pour 1 milliard d'euros, comme l'affirme Free, me paraît impossible, sauf à faire le coucou sur le réseau des opérateurs en place. Troisième commentaire : mettre en place, en ville, de nouvelles antennes pour un nouveau réseau est infaisable compte tenu des pressions environnementales. Quatrième commentaire : si le gouvernement autorise un nouvel entrant à venir faire de l'ultra-« low cost » dans le mobile, il prend une lourde responsabilité. A terme, une guerre des prix peut provoquer de 10.000 à 30.000 pertes d'emplois chez les opérateurs. Ce sont des choix lourds de conséquences, surtout s'il s'agit de favoriser quelqu'un qui n'investit pas ! Sur la seule année 2008, je rappelle que Bouygues Telecom a investi 800 millions d'euros dans son réseau. En treize ans, Bouygues Telecom a créé 8.000 emplois, sans compter ceux des sous-traitants et des fournisseurs, et investi plus de 6 milliards d'euros pour son réseau'

Source : Les echos
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